Le CSNB compte dresser un portrait probant de la santé dans la province

Publié à 0h00 le jeudi 7 mai 2009
A8

Le Conseil de la santé du Nouveau-Brunswick (CSNB) a tenu une conférence de presse le 30 avril pour faire le point sur le progrès accompli durant sa première année d'existence. Du même coup, il a voulu informer le public de la prochaine étape de son travail. Selon le directeur général de la CSNB, Stéphane Robichaud, en poste depuis avril dernier, l'année a permis à l'organisme de s'installer dans ses bureaux et d'établir son modèle de fonctionnement.

Dans le but de déterminer comment améliorer le système de santé provincial et de se défaire de la culture des silos, le CSNB a rencontré des groupes de professionnels, des conseils de santé et des intervenants gouvernementaux au niveau provincial et national. Il a aussi fait de la recherche à l'international quant aux différents modèles employés pour déterminer comment améliorer les systèmes de santé. Stéphane Robichaud a réalisé que jusqu'à présent, le ministère de la Santé provincial prend ses décisions, et les critiques jugent et font des recommandations sur celles-ci, sans se baser sur des « données probantes ». Selon M. Robichaud, il n'existe pas de portrait d'ensemble de la santé des Néo-Brunswickois et du système de santé. Le CSNB croit donc qu'il est essentiel de dresser ce portrait, se basant sur des données solides obtenues avec une méthodologie très précise et uniforme. Il existe des données sur certaines maladies, sur la qualité des soins. Par contre, M. Robichaud s'est rendu compte que les évaluations sont parfois basées sur différents critères et que certaines données n'existent pas ou sont incomplètes. La CSNB commence donc à préparer un sondage pour évaluer la satisfaction des patients quant aux soins de santé. Par la suite, d'autres sondages évalueront la qualité des soins de santé dans la province. Les données sur la viabilité économique et sociale du système de santé, ainsi que celles sur la santé des Néo-Brunswickois, seront compilées et analysées et les groupes de travail du conseil formuleront des rapports.

« Si tu regardes juste la qualité et sans égard à ce que ça coûte et même pas égard (sic) pour savoir si c'est vraiment ce dont la population à besoin, tu vois juste une partie du portrait, mais quand tu combines ces trois éléments, tu as plus un portrait d'ensemble. Durant les derniers mois, ç'a beaucoup été de mettre en avant des modèles, voir comment ça marche, comment on peut le rapporter, qu'est-ce qui est disponible comme information… », explique M. Robichaud.

Le directeur général de la CSNB indique que l'organisme n'a pas de pouvoir décisionnel et que pour essayer d'empêcher que les rapports et recommandations de l'organisme restent sur les tablettes du gouvernement, il est essentiel que ceux-ci soient basés sur des preuves. Grâce à ces données, qui devraient être présentées sur Internet d'une façon facile à déchiffrer, il sera plus facile de convaincre le ministère de faire des changements lorsque nécessaire. Selon Stéphane Robichaud, le travail de la CSNB permettra de déterminer quelles sont les priorités de la population et du système. Il souhaite que le gouvernement se base sur celles-ci pour prendre ces décisions.

Le gouvernement provincial a accordé un budget de 1,6 million $ au CSNB pour sa première année, mais seul 1 million a été utilisé. Stéphane Robichaud affirme que le budget de cette année sera de 2 millions, mais que l'organisme essaiera d'en utiliser le moins possible.

 

Disabled

Commenting has been disabled for this item. Existing comments appear below but you may not add a new comment at this time.
Publicité
Publicité

Recherche