Mario Landry explore le temps dans ses oeuvres

Publié à 0h00 le jeudi 4 février 2010
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L'artiste originaire de Cap-Pelé, Mario Landry, présentera une toute nouvelle exposition solo intitulée « Le village des Borgitte et la société caillée » et dont le vernissage aura lieu ce jeudi 4 février à 19 heures à la Galerie Parallèle du Collège communautaire à Dieppe.

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Photo de Nadia Gaudreau
Autodidacte, Mario Landry explore la peinture depuis déjà quatre ans.

Si vous fréquentez le restaurant Graffiti à Moncton, vous avez peut-être déjà remarqué les toiles colorées, un peu loufoques et fougueuses de l'artiste Mario Landry. Peut-être, en fait, vous êtes-vous déjà fait servir par le jeune homme qui occupe un emploi de serveur à ce restaurant.

Si vous n'aviez pas fait le rapprochement, c'est normal puisque Mario Landry est une personne assez discrète qui préfère travailler dans l'ombre.

« Les gens me demandent pourquoi je ne mets pas d'étiquettes sur les toiles. Je ne sais pas en fait, je préfère être discret, je me considère chanceux de pouvoir exposer », souligne-t-il humblement en entrevue à partir de son atelier de la rue Saint-George à Moncton.

Autodidacte, Mario Landry explore la peinture depuis déjà quatre ans.

« J'ai commencé avec le dessin, puis j'ai essayé la musique, la photographie, l'écriture. Je savais que je m'en allais dans les arts, mais j'ai seulement découvert il y a quatre ans que ce que je voulais faire c'était la peinture », mentionne-t-il.

Dans sa toute nouvelle exposition, le peintre a décidé d'imaginer un village acadien fictif du début du 18e siècle.

« J'aime refléter l'émotion du temps présent et comment il se compare à l'émotion du temps passé. On vit dans une époque marquée par la peur, les guerres, la crise économique, le réchauffement planétaire, etc. Dans le temps, les gens avaient aussi certaines peurs qui sont les mêmes, on était influencé alors par l'Église. Dans le fond, la question que je pose est : lorsque le temps se répète, est-ce qu'on s'en aperçoit? »

Dans plusieurs de ses toiles, Mario Landry explore les limites humaines, les extrêmes. Il se plait aussi à inclure des mots chiacs tels que « kôcéquéça? » ou « icitte pis atheure ».

« Ce sont des mots, dans leur prononciation, qui existaient à une époque lointaine. Au Sud-Est, on parle encore cette langue-là qui est libre et c'est pour ça que je ne me mets pas de règles d'orthographe pour les écrire, car ces mots sont aussi le reflet des accents acadiens qui sont différents d'une place à l'autre », explique l'artiste de 27 ans.

Même s'il en est à ses premières armes, Mario Landry espère pouvoir vivre un jour de son art.

« Ça vient avec le temps, on ne sait jamais ce qui peut arriver dans la vie », dit-il.

Une trentaine de ses toiles seront exposées à la Galerie Parallèle dès le 4 février. L'exposition se poursuit jusqu'au 4 mars. L'entrée au vernissage est libre.

 

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